Le coup de gueule d’Olivier : Médecin traitant : obligatoire… mais introuvable


13 avril 2026
Le coup de gueule d’Olivier
“Médecin traitant : obligatoire… mais introuvable !”
Il y a des absurdités qui dépassent l’entendement.
Des situations où l’on se demande sérieusement si ceux qui prennent les décisions vivent dans le même pays que nous.
Aujourd’hui, en France, avoir un médecin traitant est obligatoire.
Obligatoire pour être bien remboursé.
Obligatoire pour être correctement suivi.
Obligatoire… sur le papier.
Parce que dans la réalité, c’est une toute autre histoire.
Je vis à Terrasson-Lavilledieu, une petite ville entre Périgueux et Brive-la-Gaillarde.
Et aujourd’hui, si vous tracez un cercle de plus de 50 kilomètres autour… impossible de trouver un médecin qui accepte de nouveaux patients.
Oui, vous avez bien lu :
plus de médecins traitants disponibles.
Alors dites-moi… comment fait-on ?
Une médecine devenue inaccessible
Le plus révoltant dans tout ça, c’est que ce problème ne concerne pas uniquement le “confort”.
On parle ici de santé. De suivi médical. De vies humaines.
Dans mon cas, je suis en longue maladie.
J’ai besoin d’un suivi régulier, sérieux, humain.
Et aujourd’hui, faute de médecin traitant, je suis obligé de passer par la visio.
Une consultation derrière un écran.
Sans auscultation.
Sans contact.
Sans véritable diagnostic physique.
Un médecin qui ne peut ni toucher, ni écouter, ni ressentir.
Est-ce vraiment ça, la médecine moderne ?
Et pendant ce temps-là…
Du côté du gouvernement, silence radio.
On nous impose des règles.
On nous parle de parcours de soins.
On nous explique ce qu’il faut faire…
Mais quand il devient impossible de respecter ces règles, plus personne.
Parce qu’eux, là-haut, n’ont pas ce problème.
Ils ont leurs médecins. Leurs réseaux. Leurs facilités.
Nous ?
On se débrouille.
Une fracture territoriale inquiétante
Ce que je vis à Terrasson, des milliers de Français le vivent aussi.
Dans les zones rurales.
Dans les petites villes.
Partout où la médecine disparaît peu à peu.
On parle souvent de “déserts médicaux”.
Mais aujourd’hui, ce n’est plus un désert…
c’est un abandon.
Et si on posait enfin les bonnes questions ?
Comment peut-on rendre obligatoire quelque chose d’inaccessible ?
Comment accepter qu’en 2026, on ne puisse plus voir un médecin près de chez soi ?
Combien de temps va-t-on fermer les yeux ?
Parce que la santé, ce n’est pas un luxe
Ce n’est pas un privilège.
Ce n’est pas une option.
C’est un droit.
Et aujourd’hui, ce droit est en train de disparaître, doucement… mais sûrement.
Le mot de la fin
Ce coup de gueule, ce n’est pas seulement le mien.
C’est celui de tous ceux qui cherchent un médecin… et qui ne trouvent pas.
C’est celui de ceux qui souffrent en silence.
Celui de ceux qui attendent.
Celui de ceux qu’on oublie.
Et si, pour une fois, on arrêtait de subir… pour commencer à réagir ?

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